Presentation Projet Sumatra

Création d’une station de Recherche et un centre de réhabilitation de la faune sauvage dans la province d’Aceh (Sumatra – Indonésie)

Projet Yaboumba & Boissière-Mervent-Conservation

 

Résumé du Projet : Ce projet représente un programme pluridisciplinaire intégré de Conservation alliant science vétérinaire, recherche, conservation, pédagogie et développement durable. Il va œuvrer au sein d’une forêt primaire au nord de Sumatra, représentant le premier de son genre en Indonésie. Il répondra à des besoins réels, formulés par les acteurs locaux eux-mêmes. Par la création d’un centre de soin moderne, il pourra proposer des soins aux animaux sauvages blessés pour les relâcher dans la nature, participer à des programmes conservation et de reproduction. Ses infrastructures pourront héberger des équipes de recherche de tous les domaines, travaillant aussi bien sur la flore que sur la faune. Il apporte à la région une expertise et un savoir qui soutiendra le gouvernement local dans ses démarches de sensibilisation et de pédagogie environnementale auprès des populations. Enfin, par leurs connaissances pluridisciplinaires, les équipes du projet pourront apporter leur soutien dans des microprojets de développement durable.

 

I – Contextes géopolitique et historique du projet

Couvrant 470.000 km2, Sumatra est la sixième plus grande île du monde. Elle abrite plus de 15.000 plantes connues dans ses forêts. Depuis 1995, plus de 400 nouvelles espèces ont été identifiées. Environ 12 millions d’hectares de forêt sur Sumatra ont été détruites au cours des 22 dernières années, une perte de près de 50%. Sumatra abrite 201 espèces de mammifères et 580 espèces d’oiseaux. Certaines sont en danger critique d’extinction. ll y a moins de 300 rhinocéros de Sumatra et moins de 400 tigres de Sumatra à l’état sauvage. L’éléphant de Sumatra est le plus petit des éléphants d’Asie. L’orang-outan de Sumatra est plus en danger que l’orang-outan de Bornéo. Aceh est une province située au nord de l’île de Sumatra. Elle bénéficie d’une loi de 2001 qui lui accorde une autonomie spéciale. La capitale de la province est Banda Aceh. Cette autonomie permet au gouverneur de mener une politique locale d’une manière « semi-indépendante » par rapport à Jakarta, notamment en matière d’environnement. Depuis plusieurs années, la gouvernance d’Aceh a émis le désir de préserver le reste des forêts vierges sous leur juridiction, d’une extrême richesse en biodiversité. Parallèlement, des conflits entre les animaux sauvages et les êtres humains ont émergé et progressé dans certaines régions de Sumatra, particulièrement au nord de l’île. Des centaines de familles expriment régulièrement leur inquiétude devant la présence d’orangs-outans dans leur voisinage, en quête de nourriture. Certains craignent même des attaques par les grands singes, même si aucun événement de ce genre n’a été signalé. (The Jakarta Post – 2 novembre 2015). De fait, une politique d’information et de sensibilisation est-elle une des priorités du gouvernement local.

 

II –Localisation du projet

Le projet concerne donc une forêt de plus de 6000 hectares au nord d’Aceh, proche de la montagne Cot Seulawah Agam, entre Banda Aceh et Sigli. La zone de 10 hectares qui nous a été attribuée pour construire nos infrastructures se trouve au sud, au bord de la Route AH25. A l’entrée de la zone protégée, se trouve un complexe touristique où sont logés les écogardes. Le gouvernement local montre clairement son désir de développer l’écotourisme. Dans ce complexe, se trouvent une zone de camping et une zone de loisir où l’on peut y trouver un intéressant matériel pédagogique mis à disposition aux visiteurs. Toutes ces structures sont neuves.

 

III – Composantes du projet

Le projet s’intègre dans une politique régionale de protection de l’environnement. Dans ses infrastructures propres, le projet complète une structure éco touristique déjà existante. Les composantes du projet sont, de fait, très pluridisciplinaires.

Composante Vétérinaire

La création d’un centre de soin équipé des dernières technologies diagnostiques et thérapeutiques va apporter une aide inestimable à la faune sauvage locale, précieuse et menacée. Une équipe composée de vétérinaires internationaux sera à la disposition des vétérinaires locaux pour leur apporter l’expertise et la formation nécessaires pour qu’ils puissent au mieux protéger leur patrimoine. Les animaux soignés seront directement relâchés dans la forêt protégée. Le centre serait à même de soigner toutes les espèces présentes dans la forêt. Pour le cas particulier des éléphants, nous travaillerons en collaboration avec un centre déjà existant situé à moins de 3 km.

 

Composante Recherche

Les infrastructures en place pourront servir de station de recherche pour des équipes de recherche de tous bords souhaitant étudier la faune et la flore de cette forêt primaire.

 

Composante Pédagogie et Sensibilisation

Les chercheurs sur la station participeront aux activités pédagogiques et de sensibilisation des écogardes. Ils pourront également créer des mallettes avec de nouveaux outils pédagogiques.

 

Composante Protection – Conservation

Le projet a prévu de salarier 4 écogardes qui travailleront en collaboration avec les autres écogardes mais qui seront plus assignés à la station de recherche.

 

Composante Développement durable

Le centre vétérinaire et les vétérinaires sur place peuvent participer au suivi et maintient des élevages aux alentours, renforçant ainsi la sensibilisation des populations et apportant un soutien loin d’être négligeable dans leurs activités agro-alimentaires.

 

Minimal invasive surgery on Primates

Minimal invasive surgery on Primates

 

Often, wild and exotic animals, give difficulties to the clinician to achieve a definitive antemortem diagnosis. Besides serologic tests, a definitive diagnosis often relies on the demonstration of a host pathologic response and identification the causative agent. The major advantages of endoscopy over traditional methods are the ability to clearly visualize internal structures with magnification. It offers a minimally invasive means of collecting biopsies, hence achieving a definitive diagnosis, which in turns enables more accurate and targeted therapy and improved case success.

Veterinarians who treat nonhuman primates must efficiently develop and carry out diagnostic and therapeutic plans, to satisfy appropriate species care standards, and assure biosecurity for the animals and the keepers (or clients). The endoscopic procedures performed in nonhuman primates are the same as seen in humans. The limit will be the material and the experience of the surgeon.

This workshop shows some endoscopic procedures in nonhuman primate medicine: rhinoscopy, laparoscopy, and minimal invasive surgery (MIS).

Endoscopie Oiseaux

Programme workshop endoscopie Oiseaux

Objectifs de la formation

• Initiation à l’endoscopie rigide

• Initiation et maîtrise d’un examen endoscopique chez les Oiseaux

• Savoir effectuer des biopsies sous endoscopie

Programme

9 h – 9 h 30 : Introduction

Historique, Matériel, principales indications et remerciements

9 h 30 – 10 h 30 : Oiseaux

Indications – contre indications

Anatomies pratiques

Différentes voies d’abords

Examens des différents organes

Retraits & Biopsies

Endochirurgie

10 h 30 – 10 h 45 : Pause

10 h 45 – 12 h 00 : Pratique avec simulations

12 h 00 – 14 h 00 : déjeuner

14 h – 18 h : Pratique sur animaux vivants

AG : Domitor / Imalgène ou isoflurane

Préparation du site opératoire

Voies d’abord

Conduite de l’endoscopie (visualisation des différents organes et réalisations de biopsies).

Workshop endoscopie

DEPUIS 2004, YABOUMBA ORGANISE DES TRAVAUX PRATIQUES SUR L’ENDOSCOPIE DES ANIMAUX SAUVAGES ET EXOTIQUES.

L’endoscopie s’est avérée être un outil diagnostique extrêmement utile en médecine vétérinaire. La discipline s’est surtout développée en médecine aviaire depuis plusieurs dizaines d’année voire presque un demi siècle, dans les années 60 précisément.  Aujourd’hui à notre avis, il est bien difficile d’imaginer une médecine aviaire sans endoscopie ! Jusqu’ici, l’endoscopie chez les autres classe de vertébrés comme les mammifères autre que les carnivores domestiques, reptiles, amphibiens et dans une certaine mesure les poissons,  n’étaient qu’embryonnaire, bien que toujours dans les années 60, on observe quelques notes sur l’application de l’endoscopie sur différentes espèces. En 1985, Zwart parlait déjà pas mal d’endoscopie. Ensuite, Schildger, Frye et Taylor (1994-96) vont rentre presque académique  la détermination de sexe et l’examen interne du système urogénital chez les Reptiles. Concernant les petits mammifères, on utilisait surtout l’endoscopie pour l’examen de la cavité orale. Pas mal d’auteurs maintenant ont exploré les potentialités de l’endoscopie Hernandez-Plongeurs, Murray, Divers…  Nous montrons dans ces TP que l’endoscopie sont devenus indispensables dans la médecine des animaux sauvages et exotiques.

Norin Chai

Endoscopie de terrain au Cambodge

Endoscopie chez les Oiseaux

Diffusion de connaissance

Diffusion de connaissances, scientifiques et spécialisées, informelles, pédagogiques

 

Yaboumba est un organisme de formation qui déploie de nombreuses activités pédagogiques.

Création de la première revue vétérinaire francophone spécialisée dans la médecine et la chirurgie des animaux sauvages et exotiques : Pratique des Animaux Sauvages et Exotiques. 

Cette revue s’est arrêtée en  2012.

  

 

 

Editions d’ouvrages

  

 

Congrès Internationaux

        

 

 

Workshop 

De nombreux workshops sont régulièrement organisés.

Endoscopie sur les exotiques,  Chirurgie non invasive sur les Primates,…

 

Médecine et chirurgie des Reptiles

Téléanesthésie

Chirurgie osseuse chez les Oiseaux

Dentisterie

Amphibiens

 

Jungle Doctor

Aimer les animaux, c’est protéger la planète !

BAT_JUNGLE_DOCTOR

Jungle doctor – Vétérinaire aux 4 coins du monde

Par Norin Chai, vétérinaire en chef de la Ménagerie

et directeur adjoint de la Ménagerie, le zoo du Jardin des Plantes depuis 2002.

Mise en vente : 16 février 2016 ;  Prix 15,95 €

 

Les aventures d’un vétérinaire appelé aux quatre coins de la planète pour venir en aide aux animaux sauvages malades ou blessés.

Des histoires vraies et passionnantes : sauvetage d’une éléphante orpheline en mal de vivre, opération de la cataracte sur un singe hurleur devenu aveugle, chirurgie sur un jaguar qui a avalé un tuyau de pompier, insuffisance cardiaque chez un suricate, traitement d’une tortue anorexique

Au-delà de l’aspect sensationnel de ces interventions, une découverte des particularités du métier de vétérinaire de faune sauvage et une sensibilisation à la protection des animaux et du vivant sur la planète.

Un auteur « humaniste et altruiste » qui considère qu’être vétérinaire est une façon de soigner le monde.

Depuis septembre 2012, il a fait partager sa passion des animaux à travers L’Arche de Norin, une série de documentaires animaliers sur France 2. Imprégné de spiritualité bouddhiste, Norin Chai tente de faire partager sa vision généreuse de la préservation de la planète.

 Éditions LAROUSSE

Clinicat Cardiologie

Clinicat en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotiques

de la Fondation Un cœur, de la Veterinary Cardiology Medecine and Surgery Association et de l’association Yaboumba

 

Introduction

Alors que la connaissance des maladies cardiovasculaires chez le chat et le chien continue de progresser rapidement, un certain nombre de facteurs entravent encore le diagnostic et le traitement de ces mêmes affections chez les animaux sauvages.

Face à la multitude de taxons, tous spécifiques dans leurs physiologie et anatomie, les normes électrophysiologiques et ultrasonores cardiovasculaires sont rarement évaluées ou ne sont pas facilement disponibles pour le vétérinaire. L’établissement d’un diagnostic d’affection cardiovasculaire reste ainsi difficile en raison de la faible pertinence des valeurs individuelles mesurées par manque de bases de données objectives. Les connaissances de la physiologie de base font aussi défaut eu égard à l’immense variété des espèces rencontrées. A ceci s’ajoute, chez ces animaux si particuliers, l’absence de signes pathognomoniques, voire parfois l’absence de signes cliniques, héritage de leur comportement sauvage défensif.

Le concept d’un Clinicat en Cardiologie des Animaux Sauvages et Exotique est totalement novateur. L’objectif est de contribuer à l’apport de connaissances relatives à l’anatomie, la physiologie, le diagnostic, et le traitement des maladies cardiovasculaires dans petits et grands mammifères sauvages, d’oiseaux, de reptiles, d’amphibiens, de poissons et même de certains invertébrés.

Certes, des articles scientifiques existent sur certaines de ces thématiques. Mais les conduites et outils diagnostiques ante mortem font encore cruellement défaut pour de nombreuses espèces.

Ce clinicat, outre son important potentiel pédagogique pour la médecine zoologique, contribuera à rassembler et mettre à jour les connaissances actuelles, et surtout à découvrir et développer les vastes domaines encore inconnus de la cardiologie des animaux sauvages.

 

Organisation du Clinicat

Les cliniciens seront basés à la Ménagerie du Jardin des Plantes et au service de cardiologie de l’Ecole National Vétérinaire d’Alfort. Les mentors seront les Pr. Jean Louis Pouchelon et Pr. Valérie Chetboul et le Dr. Norin Chai. Les cliniciens pourront être amenés à travailler dans d’autres institutions partenaires.

 

Objectifs du Clinicat

Les cliniciens de ce programme de 6 mois recevront une formation state-of-the-art en médecine des animaux sauvages et exotiques, focalisée sur les thèmes cardiovasculaires et ce, sur tous les taxons, y compris les invertébrés, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux et les mammifères (terrestres et marins).

 

La réussite de l’internat passera par :

 

  • l’engagement et la participation active du clinicien dans la médecine et chirurgie des espèces rencontrées dans les Institutions mères et partenaires.
  • le développement des compétences cliniques dans le domaine de la médecine et particulièrement la cardiologie.
  • une compréhension de l’élevage et de la nutrition spécifique au maintien de chaque taxon dans la collection, y compris les détails de la qualité de l’eau.

– une connaissance de l’anatomie, de la parasitologie, la pathologie, la physiologie, la pharmacologie, la médecine préventive, la toxicologie appliquée aux espèces généralement présentées dans les établissements zoologiques, en rapport avec la cardiologie.

– l’organisation de temps approprié pour compléter la recherche clinique, lectures de la littérature récentes, et préparation de manuscrits.

  • la préparation et présentation de manuscrits au minimum à un congrès international.
  • le développement d’une compétence en enseignement par l’organisation et l’animation de séminaires pour étudiants.

 

Admission

Les prétendants au Clinicat devront être diplômés d’une école vétérinaire accréditée par l’European Association of Establishments for Veterinary Education (EAEVE). Ils devront posséder un sens moral et éthique pour la profession vétérinaire.

Chaque année, les deux principaux mentors choisiront un clinicien.

 

clinicat-photos

 

 

Activités en Amérique

1 – Aide à l’expédition à la recherche du Tamarin à manteau doré sur les rives du Rio Napo (Equateur)
Prises des premières photos de Tamarin à manteau doré en milieu naturel

2 – Réhabilitation de la faune sauvage et aide aux enfants défavorisés dans la région de Sao Paulo (Brésil)

3 – Aide au projet Ikamapérou : sauvegarde et réintroduction des singes laineux au Pérou

Le projet Ikamapérou à Tarangue (vallée de l’alto Mayo) a 4 aspects.
1 – Réhabilitation de singes laineux et de singes araignées issus du trafic illégal qui vivent dans des territoires séparés en free ranging dans 70 hectares de foret et surveillés en permanence par les soigneurs. Ils  passent la nuit dans leur enclos.
2 – Conservation in situ de Callicebus oenanthe dont le statut est récemment
proposé comme critiquement menacé. Un travail d’investigation récent sur place a permis d’identifier une vingtaine de groupes vivant à Tarangue (Aotus miconax classé vulnerable est également présent à Tarangue ainsi que Saguinus fuscicolis).

3 – Programme de reboisement et enrichissement de forets secondaires. Restauration d’écosystemes.

4 – Travail de sensibilisation avec les autorités pour lutter contre le trafic illégal de primates.
Travail de réflexion avec les communautés indiennes jivaros présentes dans la région.

Concrètement l’aide de Yaboumba est arrivée a un moment critique ou les installations ne permettaient pas de faire face à l’arrivée de nouveaux primates dans de bonnes conditions. Or étant le seul centre de réhabilitation de primates au Pérou il est fondamental d’ encourager les autorités à cibler leur travail sur les trafficants en offrant un lieu d’ accueil aux animaux confisqués. Les autorités étaient découragés de voir les animaux mourir à petit feu dans les dépôts d’Inrena ou aucun budget ne leur permettaient de les nourrir… Certains ont passé plusieurs années sans pouvoir se tenir
debout dans leurs cages…

Plus d’informations

4 – Aide au projet de l’Association Colimo : Sauvegarde du singe atèle au Costa Rica (http://www.colimo.free.fr).

 

5 – Recherche et conservation au Costa Rica : voir Onglet Recherche