Conservation en Asie










1 – Aide au projet Wanariset i Samboja (Bornéo) : réinsertion dans la nature d’orangs-outans nés en captivité ou arrachés à leur mère par des braconniers.


2 – Aide au programme Kalaweit (Bornéo) : réhabilitation de gibbons, fonctionnement d’un centre de recherche et d’éducation pour la conservation.

Kalaweit représente le projet le plus anciennement soutenu par Yaboumba, interpellé autant par le destin du Gibbon que par la personnalité et le courage d’Aurélien Brulé. Il consiste en la réalisation d’un programme pour gibbons captifs à Bornéo, en vue de leur retour à la vie sauvage. En effet, les jeunes sont prisés comme animaux de compagnie mais à la maturité sexuelle (7 ans) l’animal devient agressif et est très souvent abandonné ou tué. Au moment de la capture, les parents ont eux-mêmes été tués.Contrairement à l’orang-outan, il n’existait aucun programme de réhabilitation pour le gibbon à Bornéo.

La réhabilitation ne consiste pas en une simple « réintroduction ». Elle doit avant cela mettre en oeuvre un processus d’apprentissage qui permette la réémergence de comportements « naturels » (alimentation, déplacement, vie de couple, chants). Cela prend plusieurs années. L’essentiel de la réhabilitation se réalise en volière.
Kalaweit est né officiellement en 1997 à Bornéo. Autrefois, petit projet soutenu financièrement par quelques amoureux des gibbons, Kalaweit est devenu le plus grand refuge pour gibbons au monde… Plus de 240 gibbons et siamangs orphelins sont devenus les protégés de Kalaweit à Bornéo et Sumatra !

En Septembre 1999, l’association Kalaweit obtient un protocole d’accord avec le gouvernement indonésien afin de créer le premier programme de conservation des gibbons, incluant :

1. réhabilitation des gibbons orphelins,

2. Information et Education des populations locales

3. Protection de la forêt de Bornéo.

Deux mois plus tard, Construction de la station et de la première cage d’acclimatation. En février 2000 commence la sensibilisation des villageois et des bûcherons. En avril, accueil des 3 premiers gibbons saisis avec l’aide de la police. Au mois de mai, Chanee (gibbon en malais) lance sa première émission de radio et, le mois suivant inaugure la première volière.

Un premier gibbon est relâché : Yola. L’année suivante Yola s’accouplera avec un gibbon sauvage, preuve que la réinsertion en forêt, avec une population de gibbons sauvages est possible.

La rapide extension de Kalaweit depuis 2002 a été possible grâce au soutien de la « Fondation Gibbon » (une organisation suisse privée consacrée à la protection de la vie sauvage en Indonésie). Cette organisation devait être le soutien de Kalaweit pour de nombreuses années. Jusqu’en décembre 2004, les animaux arrivaient par dizaines à Kalaweit, en provenance des refuges financés par la « Fondation Gibbon ». Cela rentrait dans le « programme national » de cette organisation pour mettre fin aux trafics d’animaux… En début d’année 2005, Le directeur exécutif de la « Fondation Gibbon », Willie Smits, informe Kalaweit des problèmes financiers de la fondation. Cette organisation ne peut plus désormais financer Kalaweit qui se voit donc amputé de son principal sponsor ! Cette même fondation arrête ainsi 70 % de ses activités, fermant de nombreux refuges…
C’est aujourd’hui l’état d’urgence à Kalaweit et ils ont (plus que jamais) besoin d’aide ! Kalaweit lance un appel à tous les amis de Kalaweit, aux medias, aux personnalités, aux organisations internationales de conservation et de défense des animaux, et à toutes les personnes sensibles au sort des gibbons ! A ce jour, 5 gibbons, à Bornéo, et 2 siamangs, à Sumatra ont retrouvé la forêt.

Si Yaboumba soutient Kalaweit financièrement, c’est par une aide pratique qu’elle essaye de lui être le plus efficace : don de puces électroniques, de matériel médical.


3 – Aide au projet de conservation des tortues marines en Thaïlande, projet pour étudiants en DESS « Ecosystèmes Méditerranéens et Développement Durable, option fonctionnement et gestion des milieux aquatiques et marins »


4 – Aide au projet de renforcement de population du gibbon Hylobates pileatus dans le parc National du Phnom Kulen, (Cambodge) – dans le cadre d’une thèse vétérinaire


Philosophie du projet
Le site exceptionnel d’Angkor masque souvent l’importance tout aussi exceptionnelle de la richesse faunistique du pays. Phnom Kulen, abrite une forêt riche et encore très bien préservée. L’idée est d’étudier et d’évaluer cette richesse pour proposer des actions concrètes de valorisation du site et faire de ce lieu un exemple d’harmonisation entre Nature et Civilisation. De plus, malgré son statut de parc national et les efforts de l’Administration Forestière, persistent encore braconnage et déforestation. Proposer des actions concrètes pourrait aider les forces gouvernementales á préserver ce site et sensibiliser la population locale.
Cette sensibilisation passerait notamment par la proposition de nouveaux débouchés économiques : participation á la protection, à l’écotourisme…

Le projet reste de néanmoins qu’une étude, et l’étudiante n’effectue ici qu’une thèse vétérinaire sans action concrète. Son travail, en revanche pourra servir de base à d’autres projets d’études voire de projets avec des réalisations pratiques.


5 – Audit de l’Animal Rescue Center de Kampot (Cambodge) : création d’une vitrine pédagogique vivante pour la conservation, élaboration d’un master plan.
Yaboumba, en partenariat avec le laboratoire Pfizer santé animale, a mené du 12 au 14 novembre 2002, une étude d’un parc zoologique dans le sud du Cambodge, le National Animal Resource Center ou Teuk Cho zoo ( » zoo de la rivière « ) appartenant au député de la région, M. Nhim Vanda. Les motivations de cette entreprise ont surtout été l’originalité du concept de ce parc et le réel souci de la conservation de son propriétaire. Cette étude visait plusieurs objectifs : élaboration d’un audit du centre animalier, conception et élaboration d’une brochure du centre, conception et élaboration d’un guide zoologique du centre.

Articles complémentaires sur le Cambodge :
Etre pour ou contre les zoos au Cambodge ?
Définition géographique succincte du Cambodge
Histoire de la conservation de la biodiversité au Cambodge
Les Organisations Non Gouvernementales (ONG) au Cambodge


6 – Premières études Vétérinaires sur des espèces animales rares et menacées du Cambodge.
Ce projet a consisté en l’élaboration d’une action pluridisciplinaire centrée sur le soutien au Centre Animalier de Kampot (Teuk Tchou Zoo) et zoo de Prey Veigne.
La finalité est double :
– action d’information et de sensiblisation des populations locales
– développement d’élevage conservatoire d’espèces menacées

les objectifs immédiats du projet étaient de plusieurs ordres :
Des objectifs scientifiques
 : ce projet représente la toute première étude vétérinaire jamais effectuée sur des espèces animales rares du Cambodge.
– Collecter des données physiologiques et biologiques sur des espèces menacées dont, pour la plupart, aucune donnée n’existe à l’heure actuelle : vidéos d’endoscopies, paramètres hématologiques, parasitologiques…
– Identifier d’éventuels problèmes sanitaires dans le but de poser les bases d’un programme de prophylaxie sanitaire (conduite d’élevage, conditions de détention, quarantaine…).
– Améliorer la gestion de l’élevage et de la reproduction des espèces d’oiseaux du Parc, notamment par le sexage systématique des oiseaux n’ayant pas de sexe phénotypique.

Des objectifs zootechniques :
– Aide à l’identification et au marquage des animaux : transpondeurs, bagues…
– Inventaire précis de la collection du centre
– Aide technique à l’aménagement des enclos
– Réflexion et esquisse d’un plan général de collection
– Rédaction d’un schéma directeur pour :
j Le développement du Centre : développement touristique, orientations pédagogiques
j L’incitation à des collaborations nationales et internationales (programmes d’élevage)

Les objectifs à long terme du projet :

– Participer à la conservation de la biodiversité du Cambodge et en particulier de son patrimoine faunistique par l’élaboration de programmes d’élevage rigoureux et suivis.
– Collecter un maximum d’informations zoologiques et vétérinaires sur certaines espèces animales pour participer dans un second temps à d’éventuels programmes de réintroduction.

Cette étude, par son originalité et ses résultats inédits, donnera matière à des communications scientifiques et médiatiques nationales et internationales. Ce projet, véritable vitrine pédagogique vivante, permettra aux Cambodgiens d’appréhender la variété de leur faune, les invitant ainsi à la Conservation et à la Protection de ce patrimoine naturel mondial.

Communication scientifique significative :
CHAI, N, ROMAN, Y, PIGNON, CP, SIMON, R, RIGOULET, J, 2006. Endoscopy, a precious tool for wildlife conservation. European Association of Zoo and Wildlife Veterinarians. 6th scientific meeting. May 19-23, Budapest, Hungary.


7 – Conservation des bovins sauvages, notamment des Gaurs, Bantengs du Cambodge

Les objectifs du projet :
– Conservation des espèces par des études génétiques permettant des programmes de reproduction raisonnés.
– Etude scientifique sur la phylogénie et la systématique des bovidés d’Asie du sud est. Cette partie possède surtout en arrière plan, la recherche des origines du Kouprey : est-ce une espèce sauvage à part entière ou bien est-ce une forme dérivée d’une race domestique voire d’une hybridation ?

Aspect conservation du Projet
Comparer la génétique des Gaurs sauvages du Cambodge à celle des spécimens détenus à la Ménagerie du Jardin des Plantes. Des similitudes génétiques permettraient de transférer des gaurs captifs de parcs zoologiques dans leur environnement d’origine.

Aspect scientifique du Projet
Trois espèces de bovins sauvages ont été décrites au Cambodge : le banteng (Bos javanicus), le gaur (Bos frontalis) et le kouprey (Bos sauveli), ce dernier étant l’emblème national du pays. Une récente étude moléculaire a conclu que ces trois espèces avaient divergé à la fin du Pliocène, vers 2,6 ± 0,5 millions d’années. Malheureusement, les données actuellement disponibles ne permettent pas de savoir si le kouprey est plus proche des gaurs ou des bantengs, ou s’il est divergent par rapport à ces deux espèces. D’autres études ont par ailleurs révélé des cas d’hybridation entre des bovins domestiques et sauvages, et des travaux en cours laissent penser que le kouprey pourrait avoir participé à la domestication des bovins au Cambodge. Nous avons déjà initié une étude à partir des spécimens ostéologiques conservés dans les collections du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, des animaux vivants maintenus à la Ménagerie du Jardin des Plantes, et d’autres tissus récemment collectés au Laos, au Vietnam et au Cambodge. Les premières analyses montrent que les populations sauvages et domestiques du Cambodge sont très hétérogènes du point de vue morphologique, mais au aussi sur le plan moléculaire. Afin de mieux comprendre les flux de gènes entre les bovins sauvages et domestiques, il apparaît désormais nécessaire d’échantillonner davantage de spécimens au Cambodge.


8 – Inventaires et collectes de tissus d’oiseaux et de chauve-souris au Cambodge, dans le cadre d’un projet de recherche sur la biodiversité en Asie
Projet en collaboration avec le département Systématique et Evolution du Muséum  National d’Histoire Naturelle


9 – Conservation du crocodile du Siam : programme de renforcement de populations dans le milieu naturel

Yaboumba participe au Cambodian Crocodile Conservation Programme.
Le nombre de crocodiles sauvages du Cambodge (Crocodilus siamensis)
diminue dans la nature. Le braconnage, l’hybridation en sont les
principaux responsables. Un programme a été initié par l’ONG Fauna
and Flora International pour reproduire les spécimens « génétiquement
pures » puis les « réintroduire » dans la nature.
Nous avons ainsi capturé 18 crocodiles confisqués des braconniers et
au statut génétique indéterminé.
Les analyses génétiques s’effectuent également au Muséum national
d’histoire naturelle – Département Systématique & Evolution. Les
institutions locales attendent nos résultats pour entamer des
programmes de réintroduction.


10 – Conservation du tigre : aide à la conservation de métapopulations

Yaboumba participe à l’étude génétique des tigres du Cambodge en association avec le Muséum, l’ONG WildAid et le ministère de l’Agriculture.


11 – Aide au programme vétérinaire de l’association Elefantasia au Laos

Pour la composante vétérinaire du projet de l’association Elefantasia au Laos, Yaboumba met à disposition des stagiaires vétérinaires, membres de Yaboumba Junior pour suivre et améliorer l’hôpital mobile pour éléphants.
Pour en savoir plus : site de l’association Elefantasia


12 – Aide au financement d’une volière à Gibbons dans le centre de Phnom Tamao – Cambodge

13 – Création d’un centre de soin à Sumatra

14 – Etude sur la Cardiologie des Elephants au Cambodge

14 – Régulièrement : expertises vétérinaires, medecine et chirurgie d’animaux sauvages au Cambodge, Indonésie et Laos